Classes verticales P1/P2

Chers parents d’élèves de M3,
Voici un aperçu d’une semaine type en classe verticale P1/P2, ainsi que les nombreux avantages de cette méthode pédagogique.

1 Une semaine type

Dans une classe verticale P1/P2, il n’y a pas un seul groupe mais deux groupes d’élèves de niveaux différents, réunis dans la même classe.
Chaque groupe suit les apprentissages de son année scolaire (lecture, mathématiques, etc.) en avançant à son rythme dans les manuels adaptés.

Fonctionnement quotidien
  • Les enseignantes travaillent la plupart du temps avec un seul groupe à la fois.
  • Pendant ce temps, l’autre groupe est en autonomie: ils réalisent des exercices, participent à des ateliers de renforcement ou de dépassement (activités préparant la matière future).
  • Si un élève a une difficulté, il peut demander de l’aide à l’enseignante ou à un camarade de son niveau.
Cours communs

Certaines matières sont enseignées ensemble aux deux groupes, notamment :

  • Grandeurs

  • Solides et figures

  • Traitement des données

  • Eveil

Les P2 reçoivent une notion supplémentaire, mais la base est commune. Cela permet :

  • Aux P1 d’être exposés à de nouveaux apprentissages,

  • Aux P2 de réviser activement les notions de P1.

Répartition des groupes

Chaque semaine, 4 périodes de co-enseignement sont organisées en demi-groupes :

  • Pendant que l’un travaille avec l’institutrice, l’autre est :
    • en activité avec le professeur d’aide personnalisée,
    • ou accompagné d’un autre professeur.

2 Les points forts

Une attention individualisée

Les groupes étant réduits (environ 10 enfants par niveau), les enseignantes peuvent accorder plus de temps et d’attention à chaque élève. Cela permet d’adapter le rythme, d’écouter chacun lire, et de proposer un accompagnement personnalisé.

Une entraide naturelle entre enfants

Les élèves plus âgés prennent plaisir à aider les plus jeunes, et ceux-ci s’inspirent naturellement des plus grands. Cette coopération favorise la bienveillance, la responsabilisation et une dynamique positive dans la classe.

L’apprentissage par le tutorat

Quand un P2 enseigne à un P1, il renforce sa propre compréhension en expliquant les règles (orthographe, grammaire, etc.). Le P1 bénéficie d’une explication plus accessible et apprend dans un climat rassurant.

Une transition facilitée entre M3 et P1

Les enfants issus de maternelle retrouvent un environnement familier : ateliers de manipulations, entraide, activités variées, routines claires. Grâce aux P2, les premiers jours d’école sont plus sereins, avec moins d’angoisse liée au changement.

Une différenciation pédagogique renforcée

Chaque élève travaille selon son niveau, ses besoins et son rythme.
Des activités variées sont proposées :

  • jeux auto-correctifs,
  • matériel pédagogique adapté,
  • activités visuelles, auditives, kinesthésiques.
Un dépassement pour ceux qui le souhaitent

Les élèves à l’aise peuvent accéder à des activités de niveau supérieur.
À l’inverse, ceux ayant besoin de revoir une matière peuvent le faire sans pression. L’organisation favorise la progression individualisée, sans comparaison.

Une valorisation des personnalités

Qu’ils soient extravertis ou plus discrets, chaque enfant trouve sa place. Les plus timides sont encouragés et mis en valeur grâce à la coopération. Tous les profils sont respectés.

Une remédiation rapide

Si un ou deux élèves ne comprennent pas une notion, l’enseignante peut intervenir immédiatement, presque comme lors d’un cours particulier, pendant que les autres poursuivent leur travail en autonomie.

L’autonomie par le jeu

Les ateliers sont pensés pour renforcer les apprentissages de façon ludique. Les enfants apprennent sans s’en rendre compte, grâce à des jeux, des défis ou des manipulations.

3 Différenciation pédagogique

Certains élèves ont parfois besoin de revoir une matière pour mieux la fixer, tandis que d’autres s’ennuient et ont besoin de dépassement.
Pour cela, de nombreux supports ont été créés : des jeux, des fiches autocorrectives, du matériel pédagogique adapté, couvrant les besoins des enfants de la fin de maternelle jusqu’au début de la 3e primaire.

Tous les élèves peuvent ainsi travailler ou retravailler une matière sans s’en rendre compte, car l’apprentissage se fait souvent par le jeu ou de manière autonome.

Il y a un effet de contagion : les plus jeunes imitent les plus grands, écoutent leurs leçons, essaient de faire comme eux.
Il arrive qu’un élève de première réponde à une question posée aux deuxièmes, ce qui est très encourageant.

Cela fonctionne dans les deux sens : les P2 peuvent aussi rappeler certaines règles aux P1.

Cette organisation renforce l’autonomie.
Quand l’enseignante est avec un groupe, l’autre travaille seul ou en binôme, en lecture de consignes ou en réalisation de tâches.
Au fil des semaines, les P1 accèdent eux aussi à ces défis et peuvent s’entraider ou chercher ensemble.

Les moments de travail en groupes mélangés sont très riches. L’interaction entre âges, la coopération et l’entraide y sont constantes.
Chaque enfant y apprend ou réinvestit une compétence, avec des tâches réparties pour que chacun soit actif.

Le mot de la fin:

Nous pourrions encore vous citer bien d’autres points positifs mais le plus important, c’est la confiance que vous nous accorderez. Les enfants en sortiront plus riches tant au niveau des apprentissages, que des relations sociales.

A bientôt !

Les enseignats de P1/P2.